Blog, l'aventure continue...

Ne pouvant plus accéder à l'administration de mon ancien blog pour d'obscures raisons, je recommence l'aventure ici... ça tombe bien, changement de vie, changement de blog...


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26 mars 2009

Le biberon...


Un petit texte trouvé qui remet à sa place ce qu'est le biberon:

IL ETAIT UNE FOIS UN PETIT GARCON QUI SOUFFRAIT D'INCAPACITE PERMANENTE

Il ne pouvait plus marcher. La nécessité étant la mère des inventions, sa famille lui organisa une simple paire de bâtons de bois pour l'aider à se déplacer. Ces bâtons le soutenaient aux aisselles et avaient l'air bizarre, mais ils faisaient tout de même l'affaire. On nomma ce dispositif "béquilles".

D'autres remarquèrent que c'était une bonne idée et une sage invention, et ce ne fut pas long avant que ce dispositif ne soit adopté par des personnes souffrant de problèmes temporaires et moins sérieux. On remarqua aussi que ce dispositif possédait l'avantage très net de permettre aux jambes de se reposer. par conséquent, les personnes que la marche fatiguait aisément se mirent à les utiliser, elles aussi. Les béquilles devinrent tellement populaires que des promoteurs en mal de nouveaux marchés et des manufacturiers en débutèrent la production en série, et firent la publicité sur une large échelle. On en fabriqua pour tous les goûts : attrayantes, jetables, décorées ou non. De pleines pages publicitaires clamaient audacieusement : CE SONT PRESQUE DE VRAIES JAMBES !

Les gens en vinrent à croire que l'usage des béquilles et la marche étaient synonymes. La popularité des béquilles et la propagande en leur faveur augmentèrent à tel point que plusieurs médecins se mirent à recommander l'usage des béquilles au lieu de la marche pour prévenir les cors et les durillons aux pieds, car ces derniers représentaient des maux affligeant uniquement les marcheurs. Ces médecins pensaient aussi que toute personne souffrant de verrues ou de contusions légères aux jambes ou aux pieds devait immédiatement arrêter de marcher. Bientôt les médecins virent de moins en moins de patients qui marchaient. En fait plusieurs d'entre eux ne voyaient que très rarement un marcheur.

Les gens commencèrent à croire que la capacité de marcher était reliée à la grandeur des jambes et il fut admis que cela ne donnait rien de bon d'essayer de marcher, puisque "la plupart des gens ne le peut pas de toute façon". On saluait les béquilles comme une nouvelle étape scientifique. Les vieux se rappelaient avoir marché, mais ajoutaient rapidement qu'ils l'avaient fait par nécessité car, dans leur temps , ils n'avaient pas le choix.

Les jambes devinrent un symbole sexuel, un ornement inutile à ne pas mentionner devant les hommes. Il y en avait beaucoup qui ne voulaient pas marcher car ils craignaient que cet exercice ne déforme leurs jambes. Les pauvres refusaient de marcher, même s'ils pouvaient difficilement se permettre les béquilles, parce qu'ils ne voulaient pas être différents de la classe moyenne. Le problème pris suffisamment d'ampleur pour justifier le gouvernement de pouvoir les pauvres d'autant de béquilles qu'ils en avaient besoin, par l'intermédiaire de programmes de bien-être social pour aider ces handicapés.

Les lieux publics étaient aménagés pour les usagers des béquilles et les marcheurs trouvaient de plus en plus difficile de se déplacer ou même de se faire accepter comme tels. les subversifs qui s'entêtaient encore à marcher et qui se justifiaient sur une base "naturelle" ou "thérapeutique", étaient considérés comme primitifs et parfois même obscènes.

Il était une fois un nouveau-né et à cause de circonstances spéciales, il fut séparé de sa mère. Comme on ne pouvait trouver de nourrice pour en prendre soin, on inventa un dispositif permettant de l'alimenter. Ce dispositif fut appelé "biberon"....

12 janv. 2009

La vérité sort-elle de la bouche des enfants?

J'avais entendu cette émission de Faustine Bollaert sur Europe 1, avec Edwige Antier, et pour une fois, j'ai trouvé l'intervention de cette pédopsychiatre très pertinente...
Qu'on se le répète donc, les enfants ne mentent pas!

21 déc. 2008

Attention!

Dire "attention tu vas tomber" à un enfant est le meilleur moyen pour... qu'il tombe!
Je suis très tête brulée dans ce domaine , et je n'ai à ce jour heureusement aucun accident à déplorer. Quand Vincent à 2 ans s'est mis à lorgner sur mon couteau (type boucher) je me suis dit qu'il vallait mieux que je lui apprenne à s'en servir avec précaution, plutôt que de le lui interdire et qu'il se retrouve à le manipuler un jour hors de ma présence. J'ai suivi le même raisonnement pour tous les dangers: je lui explique quel est le danger, ce qui peut en découler, et puis voilà. Après ça, je ne sais pas, je lui fais confiance? Oui, d'une certaine manière, parce qu'il n'a jamais trompé cette confiance. Il n'a jamais utilisé quelque chose de dangereux hors de ce qui lui était autorisé ou d'une manière qui ne soit pas sûre... Comment m'est venue cette méthode?

Vincent, 18 mois, nous vivions au 2ème étage de la maison de ma BM, il avait sa chambre où il dormait, nous fermions la porte quand nous nous couchions de peur qu'il ne tombe en voulant descendre les escaliers (alors qu'il savait descendre depuis ses 12 mois, bref :sarcastic: ). Du coup, le matin, il appelait, je l'entendais dans le talkie walkie et allais lui ouvrir la porte. Sauf un jour où nous avons célébré je ne sais plus quoi... la porte est restée jointe mais pas fermée. Tout ce qui vient après cela est supposition: il a du sortir de sa chambre, aller dans la salle de bain, puis suivre le chat, c'est à dire: escalader les toilettes, monter sur le rebord de la fenetre, sortir par la fenetre... toit pentu (type chalet suisse) là un voisin de l'immeuble d'à côté l'a vu, il était au 13 ème étage et a donc jugé plus rapide d'appeler la police que de descendre les étages pour nous prévenir... j'ai été réveillée par ma BM qui s'est évanouie en nous racontant que Vincent était sur le toit et que 5 voitures de police étaient dans la rue... le temps que nous arrivions à la fenetre, il avait sans doute fait un faux pas, avait roulé sur le toit, de là était tombé sur le toit de la cour, qui avait une latte mal fixée, et donc on l'a retrouvé debout au milieu de la cour, à 20 cm d'un évier en ciment où il aurait facilement pu se tuer. J'ai cette capacité d'être calme quand la situation est désespérée, et la police l'a vu d'un plutôt mauvais oeil... après le calin d'usage, j'ai du le réviser membre par membre pour vérifier qu'il n'avait rien de cassé... Ce jour là, j'ai compris que je ne pourrais pas le protéger contre tous les dangers, et que mieux valait lui apprendre quelques règles de sécurité basiques, et surtout à réagir face au danger...

19 déc. 2008

Comme un vélo...

J'ai envie sur ce blog de faire tomber nombre d'idées reçues... certaines que j'ai expérimentées, d'autres qui me parlent mais qui, pour des raisons matérielles le plus souvent, n'ont pu être adaptées ici.

Alors je vais commencer doucement: le vélo!
Que peut-on inventer sur le vélo me direz-vous, on en a tous fait de la même manière, petites roues, puis sans roues. Bah voilà, on avait tout faux!
Et oui, braves dames, gentils messieurs, le plus dûr à apprendre quand on commence à faire du vélo (vers 2 ans), c'est l'équilibre... pas les pédales!
Voilà donc une petite merveille parfaitement adaptée aux capacités de nos petit cyclistes:
- pas de petites roues, de telle manière à ce que l'enfant apprenne à se maintenir en équilibre
- pas de pédales, parce qu'il faut bien admettre que ce qui est difficile dans le fait de se maintenir en équilibre, c'est de ne pas avoir les pieds sur terre
- et pas de freins, car un enfant de 2 ans n'a pas suffisamment de réflexe pour freiner...
Voici donc un vélo adapté aux plus petits, qui leur permet ensuite de passer à un vélo traditionnel sans passer par la case "petites roues"... encore fallait-il y penser!

La photo est issue de ce site